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REGARD SUR DEMAIN

Demain je ne travaille plus, je contribue

 

Il y a tout lieu de penser donc, que le travail va se transformer rapidement, sous d’autres formes que l’on perçoit d’ores-et-déjà depuis quelques années : entrepreneuriat, auto-entrepreneuriat, artisanat, entrepreneuriat social, start-up technologiques, etc. mais aussi sous une forme contributive : bénévolat ou volontariat.

Et c’est là que Geneviève Bouché apporte un éclairage précieux, en précisant que les sociétés occidentales vont devoir repenser le poids et l’importance de ces activités contributives et du statut des indépendants. La richesse va non seulement venir de ces formes de travail à l’avenir mais ces formes de travail vont devoir être repensées aussi en termes de rémunération et de statut dans la société. Si la notion de « travail » n’est plus au cœur du pacte social, « la contribution » doit en revanche le devenir pour ne pas laisser tout le système social courir au chaos. « L’avenir est aux activités qui créeront l’empathie en société », précise Geneviève Bouché.

 

Auteure

Isabelle CHAM
Entrepreneure, Coach, Auteure
Fondatrice de l’Académie
Mon Odyssée©
@monodyssee
Business Mentoring

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Que dira-t-on à l’avenir  : « je travaille », « je contribue », « j’entreprends » … ?

Comme dans toutes les sociétés en pleines mutations, on assiste au départ à une forme de plus en plus hybride des anciennes structures qui côtoient progressivement les nouvelles structures, qui elles, tâtonnent, hésitent et finalement se mettent en place.

Dans une vie active à l’avenir, il sera courant d’alterner des périodes de salariat puis d’entrepreneuriat ou même d’intrapreneuriat. Ces alternances ou ces cumulations de mode de travail, favoriseront l’enrichissement personnel et celui de la communauté. Là où les structures professionnelles et sociales de la fin du XXe siècle encourageaient la spécialisation à outrance, notre monde s’ouvre désormais sur des talents bien différents.

Des talents, nous rappelle Geneviève Bouché, qui auront le bénéfice de créer de la valeur empathique. Même dans les métiers du juridique par exemple, explique-t-elle, l’intelligence artificielle et le big data vont permettre d’analyser beaucoup mieux que les professionnels les dossiers et les cas de jurisprudence. Les professionnels du droit auront alors d’avantage un rôle à jouer dans la résolution de conflits (qui repose sur des qualités empathiques certaines) ou dans la prévention de conflits (qui réclame une certaine psychologie humaine).

Aujourd’hui on ne peut que se féliciter de voir l’intrapreneuriat grandir, l’entrepreneuriat changer de visage et le salariat renouveler ses structures pour évoluer. En admettant l’alternance de temps de travail en tant que salarié puis entrepreneur (classique ou ESS), l’Homme occidental du XXIe siècle se dote d’un cerveau et de capacités nouvelles pour affronter les défis d’aujourd’hui. Il se dote surtout, peut être sans le savoir, d’une flexibilité plus grande pour renouveler les fondements sociaux : c’est-à-dire qui sommes-nous si le ravail n’est pas le seul fondement de notre place en société ?

Geneviève Boucher futurologie
Geneviève Boucher Futurologie

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